STATU QUO INQUIÉTANT

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Malgré les auspices favorables sous lesquels se déroulaient les négociations entre le Grand cadre des syndicats de l’enseignement (GCSE) et le Gouvernement, les positions restent toujours divergentes.

Le dialogue de sourds perdure entre les syndicalistes et le Gouvernement. Malgré une rencontre entre le GCSE, trois ministères (Education nationale, Budget, Fonction publique), et le Conseil du dialogue social, rien de concret n’est sorti de l’entrevue d’hier qui aura duré plus de 6 tours d’horloge.

Si pour Mamadou Lamine Dianté, lever le mot d’ordre de grève “n’est pas à l’ordre du jour”, la tutelle tient un autre langage. “Des avancées substantielles et significatives ont été apportées aux préoccupations des organisations syndicales”, déclare le ministre de l’Education, Serigne Mbaye Thiam. Sa collègue de la Fonction publique estime que la situation d’exécution des points d’accords inscrits dans le protocole du 17 février 2014 est satisfaisante.

“Sur les 33 points d’accords, plus de 24 ont été réalisés entièrement”, fait-elle savoir. Les points d’achoppement concernent 5 questions qui cristallisent l’attention des enseignants : validation des années de vacation, de contractualisation et de volontariat ; rappel des mises en soldes ; habitat social ; formation diplômante ; relèvement des indemnités.

Pour ce dernier point, Viviane Bampassy estime que les syndicalistes ont mis le gouvernement au pied du mur : “Dans l’accord, gouvernement et syndicats avaient convenu de renvoyer ce point ainsi que toutes les questions à incidence financière aux résultats de l’étude sur le système de rémunération des agents de l’État en cours”, déclare-t-elle.

Un nouveau paramètre qui s’est invité au problème et risque d’envenimer la situation est la question salariale. “Dans ce contexte où les uns et les autres appellent à l’apaisement, il ya des mesures qui sont prises en toute illégalité et qui ne feront que jeter de l’huile sur le feu. Quand des syndicats d’enseignants respectent la procédure et arrivent à des arrêts de travail conformément à la loi de ce pays, les ponctions de salaire doivent se faire en toute conformité avec la procédure. Ce qui se fait ne va pas aider à décrisper la situation”, prévient le coordonnateur du GCSE Mamadou Lamine Dianté.

Mais pour le ministre de l’Education nationale, ce n’est que le corollaire du droit de grève qui est appliqué. “Ce n’est pas une sanction, c’est la loi, c’est la jurisprudence. La contrepartie du droit de grève, c’est que le gouvernement qui utilise l’argent du contribuable sénégalais pour payer des fonctionnaires, ne les paie pas quand les jours ne sont pas travaillés”, déclare Serigne Mbaye Thiam.

En attendant la rencontre d’aujourd’hui entre le Gouvernement et tous les syndicats d’enseignement, l’issue de cette crise tarde à se préciser.

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